samedi 5 décembre 2015

2015-11-01 Cap Rhodes, à la recherche d'un petit port pour y passer l'hiver,

2015-11-05 Cap
Rhodes, à la recherche d'un petit port pour y passer l'hiver.




Départ de Pigadia, Karpathos où nous avons largués les amarres pour prendre un bon vent
qui nous emporte directement sur l’île de Rhodes.
Nous avons hissés les voiles et nous voici porté par un vent de Nord-Ouest et pousser par la houle ;  nous faisons des pointes de 8 nœuds (16km/h). 
Nous approchons du Sud de l’île de Rhodes.  Nous passons la pointe et  arrivons à un petit port que nous avions repéré sur le traceur ;  Il n’y a  qu’un petit emplacement avec au beau milieu un pêcheur qui s’y est installé et étalé.  Nous faisons demi-tour et quittons le port de Plimmiry, de toute façon,  il y a beaucoup trop de vent pour manœuvrer.
 Nous continuons de longer  la côte Est.  Il fait un temps magnifique,  nous mangeons dehors comme d'hab.
Des vigiles fusils en bandoulière guettent depuis le haut de la falaise.  Est-ce qu'ils guettent les migrants ? Je ne pense pas, car les migrants ne viennent pas en Grèce, ils y sont très mal
accueillis et encore moins sur une île depuis laquelle ils ne pourront pas atteindre les pays intérieurs de l’Europe.

Nous arrivons en fin de journée et avons déjà parcouru 50 miles nautiques. Dominique nous a
trouvé sur le traceur un soit disant super mouillage qui se trouve juste après le cap.
Nous arrivons à proximité, il y a que des  rochers et des falaises. Pas de crique en vue.
L'entrée doit être quelque part par là, dans la falaise, où peut-être par ici, avançons
encore un peu.





Nous apercevons une passe d'une 15aine de mètres de large avec des rochers de chaque côté  sur lesquels la mer se casse. Je me mets à l’avant du bateau pour voir les fonds et diriger Dominique si nécessaire

Nous franchissons  la passe  très prudemment pour arriver dans une toute petite et  magnifique
crique entourée de rochers et au fond juste une petite plage.




Nous mettrons peu de chaine, car les rochers sont proches ;  il n'y a pas de vent, tant mieux. Nous  dormirons comme des bébés.

De bonne heure et de bonne humeur,  le lendemain matin, nous grimpons et avons une jolie vue sur notre gros Levant dans cette toute petite crique.  

Nous arrivons au joli village de Lindos    

qui a été mis à l'ordre du jour pour les touristes mais ce matin, nous sommes les seuls
touristes dans les petites ruelles étroites qui sont de vrais labyrinthes.  Le clocher de l'église surplombe les toits du village dont  Les commerces sont  tous fermés, c'est vrai qu'il est encore tôt.

Ohhh des petits ânes, ils sont trop choux

J'ai un petit
âne......il est gris tout gris…. 
hi han… hi han… hi han… quand
je veux qui trotte je lui parle ainsi….. clop…clop….Ils sont destinés à balader
les touristes, 5 euros la balade

8h. Les enfants sacs à dos vont à l'école dans le village. D'autres enfants arrivent en car pour aller à l'école de Lindos.

Cette statue, on dirait l'instit, je ne sais pas qui c'est car c'est écrit en Grec.

Depuis les hauteurs, nous apercevons une crique qui est mieux que celle où nous sommes
actuellement. Je crois que nous allons déménager.

 Ce ne sont pas des moutons avec leur cornes tordues mais des …... ?????.......   Il y a
même des ânes dans la montagne,  ils ne font  pas hi han  mais
eeeeehhhh…   Nous continuons sur  la route qui monte en plein soleil.
Nous repérons un petit port en contre bas mais il a l'air trop petit pour nous y mettre.
Je pense que nous allons mettre notre Levant dans la grande crique qui se trouve en dessous
du village de Lindos et son acropole.
Il y a une grande place à l’entrée du village avec de grandes places de parking, c’est là où
se garent les cars de touristes.

Après une  visite rapide du village de Lindos,  nous retournons à notre crique. Notre Levant
n'a pas bougé.
  Vite, allumons les instruments pour bien contrôler les fonds.  Mettons les moteurs en route,  relevons nos deux ancres et c'est parti.  Nous approchons de la sortie, tant mieux il n'y a pas de vent ni  vague.   Ca y'est nous sommes sortis de la Baie de St-Paul, oufffff....nous étions contents de quitter cette jolie petite crique trop petite  et trop fermée., car si le vent
et la houle se forment alors là c’est galère pour ressortir.

Nous sommes allés dans la plus grande crique qui se trouve au Sud du cap sous le village de
Lindos.

C'est mieux comme ça, au moins on peut mettre 50 mètres de chaine.

Nous sommes en maillots de bains avec 26 degrés à l’ombre par contre, l’eau est fraîche donc
pas de baignade pour nous mais de courageux se baignent.    

Repas en plein soleil,  c'est l'été.   Cette fois nous partons visiter l'Acropole de Lindos.

Nous attaquons la grimpette à travers les petits chemins.   Oh encore un petit âne.

Celui qui dit qu'on ne marche pas sur un bateau, il se trompe.  Je n'ai jamais autant marché que
depuis que nous naviguons.
   L'Acropole sur les rochers est en pleine rénovation.   
Nous reprenons ces agréables petits chemins

Ils sont énormes ces pamplemousses, ils vont faire casser les branches.   
Nous passons devant une petite biquette, celle-ci n'est pas sauvage, elle est attachée
à un pieu.
  
De retour au mouillage,  nous passerons une soirée tranquille mais durant la nuit,  les ânes nous font leur concert de eeehhhh.
Nous quittons Lindos, hissons les voiles et continuons en direction du Nord.   
Sur la côte, on peut voir d'immenses plages et de grands hôtels qui ont l’air fermés.
Nous approchons de Faliraki, il y a un petit port.    

 Devant le port,  il y a un gros rocher que nous contournons et à côté encore des rochers. Impossible d'approcher le port, trop dangereux,  de plus il y a des haut-fonds.  L’eau
est tellement transparente qu’on peut voir clairement de gros cailloux qui ont
l’air d’être à 50 centimètres ; je suis à l’avant pour faire le guet ;  j’aperçois des cailloux qui sont vraiment à fleur,
un pêcheur me fait signe qu’il y a danger, je montre à Dominique DANGER et lui  indique de RECULER.  Je remercie le pêcheur (c’est beau cette entraide entre marins) et nous partons.
Je pense qu’on devrait se mettre au mouillage et approcher du port en canoë pour observer les
fonds et surtout voir s’il y a une place pour nous dans ce petit port.
Finalement nous re-hissons nos voiles et cap le port de Rhodes, le vent tombe, nous devons
mettre les moteurs car nous voulons arriver avant la nuit à Rhodes.
Nous continuons vers le Nord ; nous croisons un bateau-pompiers avec sa lance sur le roof.  Au bord de la plage il y a d’immenses hôtels  avec piscines et paillottes.   
Nous entrons dans le premier port de Rhodes, il y a de gros bateaux, pas de place de libre et
c'est un peu la zone ; nous ressortons du port et allons voir plus haut. 
Finalement nous jetons l'ancre dans une baie entre les 2 ports où nous passerons une soirée et une nuit paisible.

Le lendemain matin, nous larguons le canoë et  débarquons sur la plage que nous longeons pour atteindre le port de Rhodes.
ouahhhh, tout ce qu’on aime pas, il y a plein de bateaux mouillés à la
grecque collés les uns aux autres et beaucoup de monde sur les pontons.
Nous passons à la capitainerie ;  il y aurait une petite place pour un catamaran mais il faut se mettre à l’ancre car il n’y a pas de pendille de disponible.

Nous allons en ville à la station de bus et prenons le bus pour aller sur la côte
Ouest voir un petit port que nous avons repéré sur la carte mais que nous ne
pouvons atteindre en bateau avec un vent de Nord-Ouest.
 

Nous longeons une  plage à pieds mais
pas de port en vue.
 C'est encore plus loin,
nous continuons.
   C'est
pas là non plus, nous faisons demi-tour, puis prenons l’autre route et continuons
encore,  j'en ai mal aux pieds

Je m'arrête pour manger des figues, elles sont délicieuses.  Dominique file et continue
la route.
   Je le suis de loin mais il marche vite, il doit m’attendre, je passe devant et je ne fais
plus de photos car il est pressé, ce n’est pourtant pas notre patron qui nous attend pour aller bosser.
Finalement nous trouverons le petit port qui est vraiment trop petit et refaisons la route à
l’envers pour retourner à notre bateau, nous n’aurons pas le temps de visiter Rhodes, tant pis, une autre fois.
Le lendemain, nous levons l’ancre et retournons vers le port de Faliraki mais cette fois nous nous
mettons au mouillage et prenons l’annexe afin de 
repérer les fonds  pour aller au port.
C’est un petit  port  très joli, il y a 2 places mais pas beaucoup de fond, nous prenons
la pagaye pour mesurer les fonds, 1 mètre 20, ca devrait passer.
Il y a une petite taverna sur le ponton, nous entrons et nous installons à une table pour manger.   La serveuse très sympa nous dit qu’il n’y a pas de capitainerie et que nous pouvons nous amarrer à quai mais qu’il n’y a pas beaucoup de fond.   Nous  la remercions et retournons au bateau pour étalonner le sondeur afin d’être sûr de la mesure sous la quille.
Nous sommes vers le gros rocher et prenons à ras la digue pour entrer dans le port, je suis à
l’avant pour diriger Dominique qui est à la barre. Les cailloux sont très
proche, Dominique surveille attentivement le sondeur, nous  arrivons à la première place, je saute sur le
quai avec une amarre mais notre Levant n’approchera pas du quai car il touche
le fond. Nous ressayons une tentative mais impossible. Nous allons à la
deuxième place qui est à peine plus longue que notre catamaran,  un pêcheur nous aide à prendre les amarres et
nous nous enfilons dans cette minus place. Tant mieux il n’y a pas de vent aujourd’hui
mais si le vent tourne au Nord-Ouest, le bateau de devant sera poussé sur nous
et nous touchera, nous allons voir ses amarres et voyons qu’elles peuvent être
retendues. Nous attendrons cette nuit pour lui retendre les amarres.
Il y a un gros bateau près du phare et de la jolie petite chapelle qui a mis ses moteurs en
route, si il part,  chouette nous prendrons sa place. Nous longeons le quai, passons sur le joli petit pont et allons lui demander.  Effectivement,  il part et nous laisse sa place.


Maintenant il va falloir sortir notre Levant de cette minuscule emplacement  car en plus il y a les pendilles du bateau de derrière, juste sous notre hélice tribord.   Nous utiliserons donc uniquement l’hélice babord pour sortir et y arriveront à la perfection.  Bravo le capitaine et son second.

Nous sommes bien amarrés au joli petit port de Faliraki et ne sommes pas près de repartir.

Il y a beaucoup de pêcheurs et juste une jolie taverna d'ouverte avec une serveuse très
sympathique. 

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